Accueil - Communauté de communes du Pays du Verre et du Cristal
Communauté de Communes du Pays du Verre et du Cristal - Moselle, Lorraine

PETIT HISTORIAL DU PAYS DU VERRE

C’est vers la fin du Moyen-Age, au XIVème siècle que l’on trouve les premiers éléments historiques qui ont façonnés le Pays du Verre. Plus exactement dans les fondements de l’économie verrière locale, puisque le secteur est propice au développement de cette activité par l’abondance des matières premières nécessaires : sable, bois, eau et fougère.

Gravure Agricola Bauer XVIeme sAinsi naquit le Pays du Verre

C’est sur ce territoire situé au nord-est de la Lorraine que quelques verriers venus d’Argonne, de Bavière et du Wurtemberg (rive droite du Rhin) décident de s’installer, à l’écart du  pouvoir fiscal exercé par les ducs de Lorraine. 

A cette époque les  verreries sont itinérantes.

"…on bâtissait un four au milieu d’une forêt. Dix ou vingt familles se baraquaient et travaillaient tant que les bois d’une demie lieue à la ronde duraient et passaient ainsi dans un lieu plus reculé pour faire de même." 

L'essor de l'économie verrière

Les guerres du XVIIème siècle seront capitales dans le développement de cette petite contrée. A la fin de la guerre de Trente-Ans, la région est ravagée : il ne subsiste que quelques familles affamées et appauvries. Il est nécessaire de réagir pour que la situation ne se dégrade encore plus. Ce que tentent de faire les seigneurs. Différentes ordonnances sont prises dont la plus importante est celle de 1680 qui autorise "les habitants du comté de Bitche ainsi que les étrangers désirant s’y établir à défricher autant de terres qu’ils peuvent labourer et les exemptent de droits pendant dix ans".

 

Léopold, duc de Lorraine encourage aussi l’immigration en "accordant des privilèges aux nouveaux venus". La région se repeuple avec des familles venues de Souabe et de Bohème. C’est dans ce contexte favorable que sont fondées, au début du XVIIIème siècle, les premières « verreries fixes » de Meisenthal et de Goetzenbruck, villages  pionniers de l’histoire contemporaine du Pays du Verre et du Cristal.

Ces entreprises vont dynamiser la vie et l’économie locale. C’est ainsi qu’à  la fin du XIXème siècle, les verreries de Meisenthal, Goetzenbruck et St Louis-lès-Bitche font vivre plus de 2750 personnes, soit la quasi-totalité de la population active.

Le Verre : moteur de développement économique 

Petit à petit et jusqu’au milieu du XXème siècle, l’importance de l’économie verrière incite des maitres-verriers, travaillant jusque là dans les grandes entreprises locales ou profitant du dynamisme de l’économie engendrée par le verre, à se mettre à leur compte dans les villages de Soucht et Montbronn. A Lemberg, une anecdote locale relate que par défi aux dirigeants de la prestigieuse cristallerie de St Louis, un boulanger créa sa propre entreprise verrière.

L’industrie du verre occupe désormais une place centrale dans toute l’histoire et le développement de ce pays.

La "conception phalanstérienne", comme l’entendait Fourier, des trois principales verreries (Meisenthal, Goetzenbruck et St Louis-lès-Bitche) et tout ce qu’elle peut engendrer au niveau de la culture sociale et de l’image d’un territoire, à conforté d’avantage encore l’industrie verrière dans sa place dominante.

Ce territoire, imprégné par le verre, a trouvé tout naturellement son intégrité et son accord au fur et à mesure de l’apparition et du développement des villages qui le composent. D’autres territoires, comme le bassin de la Brague qui abrite des verreries dont la plus connue est Biot (Alpes-Maritimes) ou encore la zone frontière allemande du Saarland avec les verreries de Wadgassen, Fenne ou St Ingbert ont connus un essor identique.

La géographie, l’histoire, la culture des hommes ont forgé ainsi son identité et nous ont laissé un patrimoine conséquent. C’est ainsi que tout  logiquement s’est crée un pays de sept villages (Enchenberg, Goetzenbruck, Lemberg, Meisenthal, Montbronn, Saint-Louis-lès-Bitche, Soucht) avec cependant des spécificités propres à chacun. Outre le passé verrier, ces villages, qui ont plus de 600 ans d’âge en moyenne, ont un patrimoine commun authentique : l’architecture, la langue (francique rhénan), les croyances…

La culture commune des sept villages constitue le socle sur lequel s’est construit, par une démarche collective, la mise en place d’un EPCI porteur d’une identité vraie.

 

Depuis plus de 600 ans, l’artisanat et l’industrie du verre et du bois
sont intimement liés.

Sortie d’usine à Meisenthal en 1892 – Tous les ouvriers portaient alors des sabots

Sortie d’usine à Meisenthal en 1892
Tous les ouvriers portaient alors des sabots

Le premier élément qui permet de l’affirmer est la forêt dans laquelle les verriers, les sabotiers et les charbonniers cohabitaient quotidiennement jusque vers le début du 18eme siècle. Chacun vivant du travail fourni par l’autre.
Puis avec la création des premières verreries fixes, apparurent notamment les villages de Meisenthal, Saint-Louis et Soucht. Les habitants y bâtirent des maisons, que l’on retrouve encore aujourd’hui sous le nom des maisons blocs, typiques pour chacun des villages du Pays du Verre et du Cristal (voir étude de M. Biry du Parc).
Ces habitations fonctionnelles regroupaient sous le même toit l’habitation, la grange et l’atelier de travail.

Ainsi le sabotier devint sédentaire. On compta plus de 60 ateliers à Soucht avant 1939.
Puis le verrier, sous l’impulsion du développement important de l’industrie verrière et pour améliorer son quotidien, y installa son atelier de taille ou de gravure.

Aujourd’hui, malgré la quasi-disparition du métier de sabotier et le déclin du métier du verrier, les industries du bois et du verre, restent les plus développées sur l’ensemble du territoire. Elles marquent toujours et à jamais notre identité.

© C.C. du Pays du Verre et du CristalAccueilContactMentions légalesRéalisation KTP ConceptW3C WAI AA