
L'église, dédiée à saint Maurice, fêté le 22 septembre, est reconstruite presque à neuf et bénie le 21 octobre 1822, en remplacement d'une chapelle mentionnée au XVIIIe siècle. Elle est agrandie en 1877 comme nous l'indique la date portée par la tour-clocher, au-dessus du cadran de l'horloge.
Encadrant un Christ en croix fondu par la maison de Dietrich de Niederbronn à la fin du XIXe siècle, deux statues de la Sainte Vierge et de saint Jean proviennent d'un groupe du calvaire. Sculptées dans le bois et couvertes d'une mauvaise polychromie, elles datent du début du XVIIIe siècle.
Pathétique, des larmes coulant de ses yeux, la Vierge, couverte d'un ample voile formant manteau, serre dans ses mains un linge, qui a servi à essuyer le visage du Christ pendant sa montée au calvaire. Saint Jean, les pieds nus dans ses sandales, retenant un pan de son manteau sur sa poitrine, de longs cheveux ondulés tombant sur les épaules, manifeste une sérénité grave. En dépit du caractère un peu théâtral des attitudes, il s'agit d'œuvres de bonne qualité, influencées par l'art alsacien, dans lesquelles le sculpteur a traité avec maîtrise le drapé des vêtements et les visages.
Remplaçant une ancienne église sans style et en mauvais état, l'église paroissiale, dédiée à saint Pierre, est reconstruite à partir de 1861 sur des plans de l'architecte messin Claude Jacquemin.
Agrandie du côté du chœur entre 1908 et 1911 par Ludwig Becker, architecte à Mayence. Il s'agit d'un édifice néo-gothique de type basilical avec transept, demeuré très homogène en dépit de son agrandissement.
Conservées dans les archives paroissiales, un carton de vitrail représentant l'Annonciation, qui ne semble pas avoir été réalisé, porte la marque de la firme Mayer de Munich.
Ce célèbre atelier d'art chrétien, fondé en 1845, l'un des tout premiers fabricants d'art religieux en série, a fourni de nombreuses statues et de vitraux pour les églises du Pays de Bitche, en dépit de la concurrence de plus en plus forte de la fabrique Champigneulles de Metz à partir de 1861 et de l'Institut catholique de Vaucouleurs quelques années plus tard.
Située en contrebas du village, à la hauteur des dernières maisons, la chapelle est un haut-lieu spirituel du Pays de Bitche. La tradition locale attribue le patronage à sainte Vérène, sainte anachorète de Suisse, aux émigrés venus nombreux dans la région à la fin du XVIIe siècle, alors qu'il s'agit en fait d'un culte dont l'introduction remonte à l'époque médiévale.
Il s'agit d'un bâtiment modeste, constitué au XVe siècle et modifié en 1685, selon la date portée par l'arc triomphal. De plan massé, il comporte une cave, un rez-de-chaussée et un étage d'habitation, auquel on accède par une échelle de meunier.
Quatre périodes architecturales sont visibles sur les bâtiments et attestent les remaniements successifs et la longue histoire de la chapelle. La provenance de l'humble fenêtre romane du choeur, donnant sur l'arrière de la chapelle, reste une énigme. Elle pourrait provenir d'un sanctuaire plus ancien ayant existé sur le site dès le début du Moyen Âge.
Une magnifique fenêtre et une porte, de style gothique flamboyant, nous ramenant également à la fin du Moyen Âge, sont les deux joyaux architecturaux de la chapelle. Deux fenêtres de style Renaissance, des XVe ou XVIe siècles, se trouvent dans le pignon ouest de la chapelle. On aperçoit encore les souches supérieures et inférieures de deux meneaux verticaux, supprimés vers 1960.
L'entrée de l'ermitage, ajouté au chœur en 1745, est sous le signe d'un charmant et naïf angelot baroque. La Vierge de l'entrée, en Terra Cotta (terre cuite), semble être de la même époque. A l'intérieur, de gros moellons de grès rose, martelés et recouverts d'enduit forment l'arche du choeur, en dos d'âne et de style gothique. Le millésime 1685, gravé dans l'arche, indique la date de la dernière restructuration du bâtiment, lui donnant sa composition actuelle. Une colonne gothique centrale, dont on a retrouvé récemment et reproduit à l'identique la décoration ancienne, soutient un plafond plat, recouvert de plâtre, en torchis sur piécettes de chêne.
Un pèlerinage y est organisé tous les 1er mai.
Site Internet de la chapelle : chapelle.stverene.free.fr
C’est le 5 juillet 1863, à la fête de la visitation, que fut bénie et posée la première pierre de l’église de Goetzenbruck-Sarreinsberg.
L'église paroissiale, dédiée à la Visitation, s'impose par ses proportions en dominant les maisons. Construite entre 1863 et 1866 sur les plans de l'architecte Desgranges de Sarreguemines, c'est un vaste édifice de grès rose de type basilical, avec transept légèrement saillant.
Puisant son inspiration dans les grands édifices gothiques du XIIIe siècle, il présente une façade occidentale à trois niveaux, avec un triple portail surmonté d'une rosace. Quant à la tour, elle passe du plan carré au plan octogonal au niveau du beffroi, ce qui constitue la seule liberté que ce soit autorisé le maître d'œuvre.
L'église, dédiée à la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie, est construite en 1811, date portée par la clef de l'arc triomphal. La construction répond aux nombreuses requêtes des habitants depuis 1766, au vu de l'accroissement constant de la population lié au développement de la verrerie. L'église est agrandie en 1871 par la construction du transept et l'adjonction de la tour-clocher.
Mais l’église brille notamment par son cimetière ombragé par de grands arbres, le cimetière, qui descend en pente douce vers l'église, est le plus beau du Bitcherland et le seul qui ait conservé un nombre importants de monuments du XIXe siècle, dont plusieurs sculptés par des maîtres verriers. Galbées en élévation, à l'imitation de la nature, romantiques, néoclassiques, néogothiques, toutes les formes sont ici représentées. Dominant cet ensemble exceptionnel, un grand calvaire est érigé en 1823, à l'époque de l'agrandissement du cimetière.
L'actuelle église du village est dédiée à St Georges de Lydda. Jusqu’au début des années 1920, il existait deux églises dans le village. La plus ancienne construite en 1775 ne servait plus depuis la bénédiction de la nouvelle en 1896.
Les travaux sont réalisés de 1893 à 1896 par l'entreprise Noirez de Lesse. Pendant ces travaux, le fils de l'entrepreneur, Etienne, fait la connaissance d'une fille du village, Louise Schneider dite Matze Louise, qu'il épouse. Satisfait de la réalisation à Montbronn, Étienne, qui a entre-temps repris l'entreprise paternelle, est chargé de reconstruire l'église de son village natal, Lesse. Mais compte rendu des finances disponibles, l'édifice sera trois fois plus petit. Il s'agit d'une réplique presque exacte de celle de Montbronn.
De type basilical, l'église domine de sa masse imposante les habitations voisines, dotée d'un transept saillant. Contrairement à l'habitude généralement répandue dans les années qui précèdent, elle emprunte ses références stylistiques à l'architecture romane, aussi bien dans la structure que dans les élévations ou le décor. La chaire est implantée à gauche.
L'église contient un reliquaire de la Vraie Croix, en bois fruitier à
l'imitation d'ébène avec un décor en laiton et en cuivre dorés et argentés.
Saint-Louis-lès-Bitche possède une des plus imposantes églises du Pays de Bitche. Le visiteur se rendant dans la cité cristallière ne peut pas rater sa haute tour de plan polygonal surplombant la vallée..
Le développement de la cristallerie et l’accroissement de la population ont entraîné, à partir de 1897, la construction d’une nouvelle église paroissiale, à l’écart de l’agglomération, tout l’espace au fond de la vallée étant réservé à l’usine et aux logements des ouvriers. La pose de la première pierre eu lieu très précisément le 11 Juillet 1897.
Remplaçant l’ancienne église située dans le village, et pourtant déjà agrandie entre 1859 et 1862, la nouvelle construction est de type basilical, en style néo-roman, construite sous l’influence des architectes romantiques allemands. Très curieux est le choix de Ste Foy de Sélestat comme modèle partiel. Il est vrai qu’il s’agit là de l’église alsacienne la plus proche de l’art de la Lorraine Vosgienne.
Elle est due à l’architecte Charles Winkler, conservateur des monuments historiques d’Alsace, et élevée grace à l’aide financière de la famille DU COETLOSQUET, propriétaire de l’usine à cette époque, et de nombreux autres donateurs. Sa construction est en pierres de taille de grès rose issues d’une carrière près de Wimmenau (67), et la couverture est en tuiles à glaçure plombifère formant un décor de chevrons. Consacrée solennellement le 29 Juin 1902, l’église est tout naturellement dédiée à Saint Louis, le patron de la paroisse.
Bâtir l’église actuelle fut pour la commune un problème difficile à résoudre vu la pauvreté des ses habitants et les faibles ressources de la municipalité. Le coût de construction estimé alors s’élevait à 20000 francs, une somme colossale en ce début de XIXème siècle.
Après maintes péripéties, la première pierre fut posée le 5 septembre 1826. A partir de ce jour, tous les habitants, femmes et enfants compris, y participaient selon leurs moyens et leurs forces.
Le 12 septembre 1829, la nouvelle église est bénite et dédiée à l’Assomption de la Sainte Vierge.
Après le crépissage en 1833, on songea à l’installation d’une horloge en 1874. Par la suite et jusqu’à nos jours, de nombreuses acquisitions eurent lieu : en 1902 on y installa un magnifique chemin de croix, plus tard, furent installés les 3 lustres fabriqués à la verrerie de Meisenthal.
Il est à remarquer que la pierre d’autel de la Vierge porte la date 1723. Il s’agit là d’un souvenir précieux de l’ancienne chapelle.
Située non loin de la confluence des vallées qui abritaient autrefois des verreries, cette petite chapelle du XVIIIème siècle reste discrète et sans prétention. On ne dispose d’aucun document officiel concernant la chapelle. Une date gravée dans la pierre de l’autel indique 1866 comme date de construction de ce dernier. Cette date est confirmée par l’inscription en français des noms des 14 saints auxiliaires.
Une légende sur la chapelle se raconte dans la région : un fermier protestant de la Paulusmühle, un moulin situé 300 mètres en aval, aurait utilisé les pierres d’une église en ruine proche pour construire une étable. Quand on lui en fit l’observation, il montra un certain mépris pour la crainte et le respect que l’on avait pour ces vestiges. Quelques temps plus tard, tout son bétail mourut dans cette étable. Pour se racheter et expier, le fermier aurait construit la chapelle…
Aujourd’hui, la chapelle reste un lieu de pèlerinage pour les habitants des villages verriers voisins. Au départ de Soucht, un chemin jalonné de petits oratoires, les « Herrgöttle », permet d’accéder directement à la chapelle.
C’est un lieu reposant et rempli de quiétude.